Vendredi 5 juin 2009
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Par Kraing Meas
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Freenews:
Les Etats-Unis font voeu de fermeté face à la Corée du Nord
SINGAPOUR - Les Etats-Unis n'accepteront pas que la Corée du Nord dispose de l'arme nucléaire, a assuré le
secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, alors que la région se prépare à de possibles nouvelles actions militaires de Pyongyang.
Credits Reuters
Le chef du Pentagone, qui s'exprimait lors d'une conférence sur la défense asiatique à Singapour, a prévenu que les activités de la Corée du Nord risquaient de déclencher une course aux armements
en Asie.
Le régime communiste a apparemment procédé cette semaine à un essai nucléaire et a tiré plusieurs missiles à moyenne portée, s'attirant une dénonciation unanime de la communauté internationale.
"Nous ne resterons pas sans réaction tandis que la Corée du Nord se dote des capacités nécessaires pour provoquer des destructions sur n'importe quelle cible de la région ou sur nous-mêmes. Nous
n'accepterons pas que la Corée du Nord soit un Etat nucléaire", a affirmé Gates.
La Corée du Nord a par ailleurs menacé de procéder à l'essai d'un missile balistique intercontinental, en réaction à la condamnation internationale que lui valu un précédent test similaire, que
Pyongyang présentait cette fois comme la mise en orbite d'un satellite civil.
"Les préparatifs en vue de la sortie d'un ICBM, par train, du centre de recherche d'armements de Saneum, près de Pyongyang, ont été observés par des satellites américains", rapporte samedi le
quotidien sud-coréen Dong-a-Ilbo, qui cite une source proche du dossier à Washington.
Saneum est le principal centre nord-coréen de développement et de fabrication de missiles à longue portée, indique le quotidien.
Un responsable américain de la défense a signalé que les Etats-Unis avaient observé "une activité supérieure à la moyenne" sur un site nord-coréen déjà utilisé pour tirer des missiles
intercontinentaux.
QUELLES SANCTIONS ?
Les partenaires asiatiques des Etats-Unis se sont mobilisés face à ce regain d'activité militaire nord-coréen. Le Japon a ainsi commencé à accueillir un escadron de douze chasseurs américains
F-22, à Okinawa.
Le ministre japonais de la Défense, lui aussi présent à Singapour, a toutefois assuré que l'archipel ne se détournerait pas de sa vocation pacifique et que ses forces armées se cantonneraient à
leur rôle défensif constitutionnel.
La Corée du Sud a de son côté souhaité que les Nations unies prononcent une sanction contre son voisin du Nord, tout en assurant que l'objectif de Séoul restait de pacifier la relation
bilatérale.
Selon des diplomates occidentaux, la Russie et la Chine ont accepté le principe de sanctions contre la Corée du Nord, mais l'on ignore encore quel type de pénalités elles sont prêtes à voter.
Pékin et Moscou ne sont en général pas favorables à des sanctions.
"Nous espérons que toutes les parties impliquées garderont leur sang-froid et prendront les mesures nécessaires pour régler ce problème", a déclaré le chef d'état-major adjoint de l'armée
chinoise, Ma Xiaotian.
"Notre position est constante. Nous sommes résolument opposés à la prolifération nucléaire. Notre avis est que la péninsule coréenne doit avancer vers la dénucléarisation."
Un doute subsiste cependant sur la réalité de l'essai nucléaire mené lundi. Vendredi, un responsable américain rapportait qu'il était encore impossible d'affirmer avec certitude que l'explosion
détectée par des capteurs sismiques avait bien été causée par un engin nucléaire.
Des mesures doivent encore être effectuées pour évaluer la quantité de particules radioactives et de gaz rares dans l'atmosphère, et les résultats ne devraient pas être connus avant la semaine
prochaine au plus tôt.
Les sismographes ont détecté lundi une secousse de magnitude 4,7 dans une zone proche du site supposé de l'essai, ce qui semble cohérent avec la thèse nucléaire mais ne peut le confirmer.
Avec Nopporn-Wong Anan et Saïd Azhar, version française Gregory Schwartz