Jeudi 12 mars 2009
4
12
/03
/2009
17:29
-
Par Kraing Meas
0
Suisse : la Banque centrale prévoit une récession de -2,5 à -3% en 2009
12/03/09 - 15H55 - AFP / Photo: Juicy22
L'économie suisse devrait s'enfoncer dans la récession en 2009, avec un recul de son Produit intérieur brut entre -2,5 et -3%, selon les dernières prévisions de la Banque nationale suisse (BNS)
publiées jeudi.
La banque centrale, qui prévoyait jusqu'à présent un recul de -0,5% à -1% du PIB, a revu à la baisse ses prévisions en raison de la "dégradation" de la conjoncture mondiale ces derniers mois
qui a "frappé de plein fouet l'économie suisse".
"L'ampleur de la contraction de la demande au quatrième trimestre 2008 a été inattendue", explique encore la BNS faisant état d'une baisse importante des exportations due également à une
appréciation du franc suisse face aux autres monnaies.
En conséquence, la BNS "table sur une accentuation de la contraction du PIB dans la première partie de 2009", explique-t-elle dans un communiqué.
Ces prévisions rejoignent celles du Fonds monétaire international (FMI) qui avait annoncé lundi une "accélération" de la récession en Suisse pour 2009 avec un recul commencant "par un deux".
La BNS a également revu à la baisse sa prévision d'inflation, prévoyant désormais une déflation de -0,5% pour l'année en cours qu'elle ambitionne de ramener autour de zéro durant les deux années
suivantes.
Pour cela, elle a décidé d'abaisser une nouvelle fois son taux directeur de 0,25 point et le ramener à une marge de fluctuation de 0% à 0,75%. Elle a également annoncé des mesures pour contrer le
renchérissement de la monnaie locale avec le rachat d'obligations en francs suisses.
Paris et Berlin se coordonnent sur les paradis
fiscaux,
l'automobile et l'énergie
[ 12/03/09 - 13H53 - AFP
]
La France et l'Allemagne ont prôné jeudi "un mécanisme de sanctions" efficace
contre les paradis fiscaux, et annoncé des "groupes de travail" sur deux sujets parfois épineux entre les deux pays, l'énergie et l'automobile.
Par ailleurs Paris et Berlin ont promis d'appliquer le Pacte de stabilité et de croissance, et de poursuivre la consolidation de leurs finances publiques, selon une déclaration commune publiée à
l'occasion d'un conseil des ministres franco-allemand dans la capitale allemande.
Les deux pays ont aussi jugé "crucial" que le Traité européen de Lisbonne entre en vigueur avant la fin de l'année, alors que sa ratification par tous les pays membres paraît laborieuse.
La France et l'Allemagne ont l'intention de préparer une "initiative commune" avant la réunion du G20 prévue début avril à Londres, dont le contenu sera rendu public "en temps voulu", a indiqué le
président français Nicolas Sarkozy
Le secret bancaire
[ 09/02/09 ]
Principe
Le secret bancaire est une obligation légale faite aux banquiers de ne pas révéler à des tiers des informations relatives à leurs clients.
Exceptions
Des entorses à ce principe sont toutefois possibles dans certains cas très précis prévus par la loi. En France par exemple, le secret bancaire peut être
levé en cas de réquisition de l'administration fiscale, des douanes, de la banque de France, de la commission bancaire ou de l'autorité des marchés financiers. En Suisse, les exceptions
sont beaucoup plus rares et seule une mesure de procédure pénale permet de lever le secret bancaire.
Législation
En Europe, le secret bancaire est concerné par la directive sur la fiscalité de l'épargne entrée en vigueur le 1er juillet 2005. Cette directive organise en
effet un échange d'informations - obligatoire et systématique - entre les Etats membres, afin de permettre l'imposition des intérêts dans l'Etat où réside le bénéficiaire (intérêts des
titres de créances négociables, des bonds du trésor, de l'épargne des comptes courants etc.). Trois pays ont refusé ce système qui porte effectivement atteinte au principe du secret
bancaire, et choisi un régime transitoire dans lequel le paiement des intérêts est effectué à la source (Autriche, Belgique et Luxembourg). C'est ce système dérogatoire que la Commission
Européenne souhaiterait réformer dans un souci de lutter plus efficacement contre l'évasion fiscale.
|