Vendredi 27 février 2009
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Par Kraing Meas
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UBS se choisit Oswald Grübel comme directeur général
[ 26/02/09 - 07H40 - actualisé à 10:04:00 ]
De 2003 au printemps 2007, Oswald Grübel a été co-directeur général puis directeur général de Credit Suisse. Sa nomination à la place de Marcel Rohner prend effet immédiatement. Son objectif :
"ramener UBS sur la voie de la réussite et de la rentabilité". Le titre flambe à la Bourse de Zurich.
Le logo UBS - Bloomberg/Christophe Bosset
Système de vases communicants à la tête des banques suisses. UBS vient d'annoncer l'arrivée d'Oswald Grübel au poste de directeur général... un poste que celui-ci avait occupé jusqu'au
printemps 2007 chez le premier concurrent, Credit Suisse. La décision du conseil d'administration prend effet immédiat, Marcel Rohner ayant présenté sa démission. Celui-ci ne sera pas resté
longtemps à la tête de la banque : il était arrivé le 6 juillet 2007 pour remplacer Peter Wuffli, qui s'était "retiré de ses fonctions".
UBS souligne dans un communiqué que "la vaste expérience d'Oswald Grübel dans le secteur bancaire et dans le redressement d'entreprises sera indispensable (...) dans les conditions
difficiles que traversent les marchés". Rappelant que le nouveau directeur général a, lorsqu'il était chez Credit Suisse, "été l'architecte d'un redressement fructueux lors duquel il
est parvenu à rétablir la confiance dans la banque alors qu'elle traversait une phase de turbulences".
"Ramener UBS sur la voie de la réussite et de la rentabilité"
L'ambition d'Oswald Grübel est grande à la tête d'UBS : pas moins que la "ramener (...) sur la voie de la réussite et de la rentabilité". Mais le défi qui l'attend ne l'est
pas moins : la banque suisse connaît depuis quelque temps une véritable tourmente, empêtrée à la fois dans l'embroglio de la fraude Madoff et les pressions sur le secret bancaire.
Parmi les derniers développements de l'affaire Madoff, outre les procédures qui s'amoncellent contre UBS au Luxembourg, il faut noter la
pression affirmée du régulateur du Duché. Celui-ci a ainsi donné à la banque trois mois pour réparer les dommages. En ce qui concerne le secret
bancaire, UBS fait tout pour résister. La
conclusion récente d'un accord avec la justice américaine, qui a fourni les identités de 300 clients que la banque a aidés pour frauder le fisc, a provoqué la fureur du milieu financier
suisse. Et la bataille avec les Etats-Unis est loin d'être achevée : Washington réclame toujours les noms de 52.000 titulaires de comptes portant sur 14,8 milliards de dollars.
Si l'horizon recèle un certain nombre de nuages pour UBS, les marchés ne boudent toutefois leur plaisir de voir arriver Oswald Grübel. Faisant flamber le titre à la Bourse de Zurich ce jeudi.