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compléments d'ECHEC:
Carte de l'implantation de la peuplade Danh Viet ?
PHNOM PENH, 27 octobre (Xinhua) --
Le Cambodge et le Vietnam ont convenu de terminer la démarcation de leur frontière terrestre avant fin 2012, a rapporté lundi le journal bilingue anglais-khmer Cambodia Daily citant un responsable. La décision a été prise lorsque Ho Xuan Son, sous-secrétaire du ministère vietnamien des Affaires étrangères et directeur du comité de la frontière du pays, a rencontré le vice-Premier ministre cambodgien et ministre du Cabinet, Sok An, jeudi à Phnom Penh, a précisé au journal Phay Siphan, porte-parole du Conseil des ministres cambodgiens. "Le Cambodge et le Vietnam ont utilisé la carte établie par les Français. Nous avons fait la démarcation sur les endroits où nous sommes d'accord et nous laissons les zones compliquées à négocier plus tard", a-t-il souligné. Environ 100 postes frontaliers seront installés avant la fin de l'année et le délai de 2012 ne s'applique pas à la démarcation de la frontière maritime, a-t-il ajouté. Au total 314 postes seront installés le long de la frontière terrestre avec le Vietnam dans les prochaines années, selon le comité cambodgien


 des frontières.

 
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /2009 23:58
- Par Kraing Meas
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Le Parti socialiste (SPS) du défunt président serbe Slobodan Milosevic
a qualifié d'"injustes" les peines prononcées par le Tribunal pénal international (TPI)
contre les cinq anciens responsables serbes pour des crimes de guerre commis pendant la guerre au Kosovo. "Ceux qui défendaient leur pays et leur peuple
contre l'agression ont été condamnés", a déclaré aux journalistes Djordje Milicevic, porte-parole du SPS, soulignant qu'il espérait que ces jugements seraient révoqués en appel. (AFP)



L'issue du verdict du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), rendu jeudi 26 février à La Haye (Pays-Bas), Milan Milutinovic doit se dire qu'il s'en tire bien. Président de la Serbie de 1997 à 2002 durant la guerre au Kosovo (1998-1999), membre du conseil suprême de défense qui ordonnait alors l'expulsion de 800 000 Albanais de cette province aujourd'hui indépendante, Milan Milutinovic, 66 ans, n'a été déclaré ni responsable ni coupable par les juges internationaux qui se prononçaient pour la première fois sur la responsabilité des Serbes dans ce conflit.

Le TPIY l'a acquitté, déclaré innocent donc, malgré ses fonctions et son autorité légale sur les services de police. Cette police qui, chronologiquement, a commencé la basse besogne contre les indépendantistes albanais de l'Armée de libération du Kosovo (UCK) et les civils de cette province avant que l'armée yougoslave – sous l'autorité constitutionnelle du véritable homme fort de Belgrade, Slobodan Milosevic – ne mette la main à la pâte. Sur l'échiquier politique serbe de l'époque, Milan Milutinovic est certes toujours apparu dans l'ombre de son mentor. Il n'occupa de hautes fonctions que lorsque cela arrangeait son ami "Slobo". La chambre du TPIY a d'ailleurs estimé "qu'en tant que président de la Serbie, Milan Milutinovic, n'avait pas de contrôle individuel direct" sur les forces serbes combattant l'UCK. "Dans la pratique, c'était [Slobodan] Milosevic (...) qui exerçait le véritable commandement", a annoncé, jeudi, le juge Iain Bonomy en conclusion d'un procès qui s'est tenu du 10 juillet 2006 au 27 août 2008.

LES "EXÉCUTANTS" CONDAMNÉS

En revanche, les "exécutants" ont été condamnés. Et ce verdict confirme, s'il en était besoin, l'ampleur des exactions commises par les forces serbes au Kosovo durant la guerre, mais que Belgrade a souvent tenté de nier ou de minimiser sous couvert d'actions antiterroristes ordinaires. L'ancien vice-premier ministre de la République fédérale de Yougoslavie, Nikola Sainovic, a ainsi été condamné à 22 ans de prison, tout comme Nebojsa Pavkovic, ancien chef de l'état-major de l'armée, et Sreten Lukic, chef de la police serbe au Kosovo, pour des crimes contre l'humanité et crimes de guerre. L'accusation a réussi à prouver leur "intention de forcer la population des Albanais du Kosovo à l'exode afin d'assurer le maintien du contrôle" de Belgrade sur la province, selon le juge.

Deux autres accusés, Dragoljub Ojdanic, autre ancien chef de l'état-major de l'armée yougoslave, et le général Vladimir Lazarevic, qui dirigeait les opérations de l'armée à Pristina, ont été condamnés à 15 ans de prison, pour déportations et transferts forcés. Le juge a estimé que l'armée et la police avaient utilisé le prétexte des bombardement de l'OTAN (de mars à juin 1999) pour terroriser la population en tuant des civils, violant des femmes, brûlant des maisons et confisquant les papiers d'identités des personnes qui s'enfuyaient.

Les services du procureur du TPIY doivent toutefois garder un sentiment d'inachevé. Slobodan Milosevic – président yougoslave, mentor de Milan Milutinovic et véritable décideur politique durant les guerres balkaniques (de la Slovénie en 1991 au Kosovo en 1999) – avait échappé à son verdict en mourant durant son procès dans sa cellule de La Haye en 2006. C'est aujourd'hui son "numéro deux" qui repart libre.

Christophe Châtelot
Publié dans : France/ Europe - Communauté : AngkorCommunautéTransparence
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