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Carte de l'implantation de la peuplade Danh Viet ?
PHNOM PENH, 27 octobre (Xinhua) --
Le Cambodge et le Vietnam ont convenu de terminer la démarcation de leur frontière terrestre avant fin 2012, a rapporté lundi le journal bilingue anglais-khmer Cambodia Daily citant un responsable. La décision a été prise lorsque Ho Xuan Son, sous-secrétaire du ministère vietnamien des Affaires étrangères et directeur du comité de la frontière du pays, a rencontré le vice-Premier ministre cambodgien et ministre du Cabinet, Sok An, jeudi à Phnom Penh, a précisé au journal Phay Siphan, porte-parole du Conseil des ministres cambodgiens. "Le Cambodge et le Vietnam ont utilisé la carte établie par les Français. Nous avons fait la démarcation sur les endroits où nous sommes d'accord et nous laissons les zones compliquées à négocier plus tard", a-t-il souligné. Environ 100 postes frontaliers seront installés avant la fin de l'année et le délai de 2012 ne s'applique pas à la démarcation de la frontière maritime, a-t-il ajouté. Au total 314 postes seront installés le long de la frontière terrestre avec le Vietnam dans les prochaines années, selon le comité cambodgien


 des frontières.

 
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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /2009 00:55
- Par Kraing Meas
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Le PS face aux démons de l'extrême gauche

Par François-Xavier Bourmaud et Nicolas Barotte
28/01/2009 | Mise à jour : 21:05
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Benoît Hamon et Martine Aubry réunis lors d'une conférence de presse à Paris le 12 décembre 2008. Depuis le congrès de Reims, l'aile gauche du Parti socialiste, incarnée par son nouveau porte-parole, cohabite avec les tenants du pragmatisme de gauche tel que Lionel Jospin l'avait mis en œuvre entre 1997 et 2002.
Benoît Hamon et Martine Aubry réunis lors d'une conférence de presse à Paris le 12 décembre 2008.
Depuis le congrès de Reims, l'aile gauche du Parti socialiste, incarnée par son nouveau porte-parole,
cohabite avec les tenants du pragmatisme de gauche tel que Lionel Jospin l'avait mis en œuvre entre 1997 et 2002.
Crédits Photo : Le Figaro

Martine Aubry doit concilier culture de gouvernement et tentations radicales.

Àune autre époque, ils auraient pu y croire. Mais plus maintenant. Lorsqu'ils ont entendu Benoît Hamon, le nouveau porte-parole, évoquer, en décembre, le retour «d'une forme d'autorisation administrative pour les licenciements boursiers», ils se sont presque étranglés. Ils ? Ce sont tous ceux qui, au PS, craignent de voir leur parti oublier, au fur et à mesure, sa précieuse culture de gouvernement. Hors de question pour eux de revenir à des mesures qui sonnent juste dans l'opposition mais dont ils ont appris qu'elles étaient «inapplicables» une fois au pouvoir.

Le tir a été vite rectifié. La formule était maladroite, a reconnu le porte-parole qui a été aussitôt recadré par Martine Aubry. Exit «l'autorisation». «Mais lorsqu'on entend la première secrétaire parler d'un  “moyen pour éviter les licenciements boursiers”, cela nous va aussi», explique-t-on dans le courant du leader de l'aile gauche du PS. Depuis le congrès de Reims, celle-ci a intégré la direction de Martine Aubry où elle cohabite avec les tenants du pragmatisme de gauche tel que Lionel Jospin l'avait mis en œuvre entre 1997 et 2002. En d'autres termes, le PS tente de faire coexister l'eau et le feu. Ou plutôt les partisans de «l'eau tiède» et ceux qui aiment «souffler sur les braises». Au moment où les Français descendent dans la rue, la tentation est forte de donner la parole aux ­derniers.

 

Benoît Hamon et ses amis sont une cible privilégiée

Les débuts de la majorité d'Aubry ont été laborieux. Notamment lors des premières réunions du bureau national du parti. «Beaucoup de textes étaient rédigés par les amis de Benoît Hamon dans une tonalité assez proche de ce que peut faire la Ligue communiste révolutionnaire, raconte un royaliste. Résultat, nous perdions beaucoup de temps à les édulcorer et le BN fonctionnait un peu comme une chambre de décantation.» Membre de la direction, Harlem Désir nuance : «Il y a eu pendant la période des fêtes une série de communiqués qui traduisaient une certaine véhémence de ton. Disons que cela correspondait aux premiers pas d'un certain nombre de nouveaux jeunes secrétaires nationaux.» Pour les modérés de la majorité comme pour ceux qui en ont été mis à l'écart, Benoît Hamon et ses amis sont une cible privilégiée. Ils incarnent cette gauche incontrôlable issue des rangs de l'Unef ou du Mouvement des jeunes socialistes.

«Hamon doit porter la parole du pôle majoritaire et réformiste du parti et pas celle de son courant», attaque le sénateur maire de Dijon François Rebsamen qui ne porte pas le député européen dans son cœur. Pas plus que Pierre Moscovici, candidat malheureux au poste de premier secrétaire, pour qui «le PS semble aujourd'hui dirigé par la motion qui a fait le plus petit score». Il est vrai qu'avec 19 % des votes au congrès et une motion en quatrième position, les partisans de Benoît Hamon se sont taillé la part du lion.

Il y a un avantage : contrebalancer, peut-être, la poussée de l'extrême gauche, incarnée par le leader du Nouveau Parti anticapitaliste, Olivier Besancenot. «Si le PS continue d'occuper cette place de protestataire, il n'y aura pas d'espace pour l'extrême gauche», veut croire le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone, l'un des nouveaux hommes forts du parti.

Mais l'influence de l'aile gauche sur la ligne politique du PS reste à démontrer. Le contre-plan de relance, dont l'un des objectifs était de symboliser le retour de la gauche, a été bâti par des personnalités aguerries : Michel Sapin, ancien ministre de l'Économie, Didier Migaud, président de la commission des finances, Alain Vidalies, secrétaire national à l'emploi, et Guillaume Bachelay, plume de Laurent Fabius. L'élaboration de ce plan a été l'occasion pour le PS de «renouer avec des experts» que le PS avait perdus de vue ces derniers temps, raconte Olivier Ferrand, le président de la fondation Terra Nova, un think-tank social-démocrate.

«Pour l'instant, Benoît Hamon a perdu tous les arbitrages en bureau national», assure un royaliste, en citant l'autorisation administrative de licenciement, la position du PS sur la crise au Moyen-Orient. Mais dans les médias c'est le visage du quadragénaire que l'on voit.

«Le parti est plus en résonance avec la réalité qu'auparavant», se satisfait toutefois le porte-parole qui se réjouit de pouvoir se faire entendre de la direction. Il fait partie de ceux qui plaident pour que le PS renoue avec les manifestations et le mouvement social. «Un parti de gouvernement, c'est un parti qui arrive au pouvoir. Si aujourd'hui le PS n'est plus un parti de gouvernement, c'est parce qu'on a perdu les élections», ajoute le secrétaire national à l'éducation, Bruno Julliard, à destination des «donneurs de leçons». Pour lui, le problème du PS n'est pas tant de perdre sa culture de gouvernement que de perdre sa base électorale : «C'est la connaissance du mouvement social qui lui a fait défaut.» Il est vrai qu'en 2002 l'électorat ouvrier n'a pas voté massivement pour Lionel Jospin. Avec les défaites de 1995 et de 2007, cela fait trois élections présidentielles d'affilée où la gauche échoue.

 

«S'opposer et proposer»

Pour les socialistes, l'époque où ils étaient aux commandes de l'État n'est plus qu'un lointain souvenir. Leur dernière expérience gouvernementale remonte à 2002 et aux années Jospin. Et encore, il s'agissait d'un gouvernement de cohabitation. Depuis 1993 et leur défaite aux législatives, ils n'ont plus gouverné seuls. Au point que beaucoup redoutent aujourd'hui d'oublier les contraintes et les exigences de l'exercice du pouvoir. Au point aussi que beaucoup s'interrogent sur la capacité du parti à préparer pour 2012, en cas de victoire, une génération apte à s'installer dans les ministères. Parmi les nouvelles figures du PS, Harlem Désir, Vincent Peillon, Manuel Valls ou Arnaud Montebourg n'ont aucune expérience ministérielle. Mais au PS on se rassure en constatant que Nicolas Sarkozy a promu à des postes clés des personnalités de droite au profil similaire au leur. Rachida Dati n'avait jamais été ministre, pas plus que Brice Hortefeux ou Rama Yade…

Mais avant de parvenir au pouvoir, les socialistes doivent faire la preuve de leur crédibilité. «S'opposer et proposer», c'est le leitmotiv de Martine Aubry. Elle a passé la consigne à ses secrétaires nationaux qui ne doivent plus publier un communiqué sans mentionner les propositions du parti en contrepoint des mesures qu'ils dénoncent. «Tout l'enjeu est de réussir à donner de la cohérence entre nos propositions et nos ­critiques de Sarkozy», assure l'ancien premier ministre Laurent Fabius qui vient de lancer un blog 50/50 : moitié critique, moitié constructif.

Les anciens le savent, à rester trop longtemps dans l'opposition le PS risque de tomber dans la surenchère. La majorité n'attend que cela, prête à rappeler à nouveau aux socialistes le tournant de la rigueur de 1983, lorsque François Mitterrand avait renoncé aux promesses de campagne qui l'avaient porté à l'Élysée. «J'entends que nous serions rattrapés par nos démons de 1981», a lancé mardi dernier Jean-Marc Ayrault à la tribune de l'Assemblée nationale pour défendre la motion de censure «propositionnelle» des socialistes contre le gouvernement. Dans l'entourage de Martine Aubry, on se défend de revenir aux vieilles recettes. «Contrairement à 1981 où nous étions les seuls en Europe à mettre en place un plan de relance, cette fois, tous les pays le font», assure-t-on. Comme pour dire qu'ils ont retenu les leçons du pouvoir.

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