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Carte de l'implantation de la peuplade Danh Viet ?
PHNOM PENH, 27 octobre (Xinhua) --
Le Cambodge et le Vietnam ont convenu de terminer la démarcation de leur frontière terrestre avant fin 2012, a rapporté lundi le journal bilingue anglais-khmer Cambodia Daily citant un responsable. La décision a été prise lorsque Ho Xuan Son, sous-secrétaire du ministère vietnamien des Affaires étrangères et directeur du comité de la frontière du pays, a rencontré le vice-Premier ministre cambodgien et ministre du Cabinet, Sok An, jeudi à Phnom Penh, a précisé au journal Phay Siphan, porte-parole du Conseil des ministres cambodgiens. "Le Cambodge et le Vietnam ont utilisé la carte établie par les Français. Nous avons fait la démarcation sur les endroits où nous sommes d'accord et nous laissons les zones compliquées à négocier plus tard", a-t-il souligné. Environ 100 postes frontaliers seront installés avant la fin de l'année et le délai de 2012 ne s'applique pas à la démarcation de la frontière maritime, a-t-il ajouté. Au total 314 postes seront installés le long de la frontière terrestre avec le Vietnam dans les prochaines années, selon le comité cambodgien


 des frontières.

 
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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /2009 00:47
- Par Kraing Meas
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MANCHE

"Préfet muté : "injuste" et "parfaitement lamentable"

(NOUVELOBS.COM | 29.01.2009 | 19:16)

A droite comme à gauche, les élus dénoncent le "caprice d'Etat" de Nicolas Sarkozy à l'origine de l'éviction du préfet de la Manche, placé hors-cadre après les incidents intervenus lors de la visite du chef de l'Etat à Saint-Lô le 12 janvier.

A l'occasion des voeux du chef de l'Etat à l'Education nationale à Saint-Lô (Manche), des centaines de personnes ont manifesté contre les suppressions de postes et la réforme du lycée (Reuters)

A l'occasion des voeux du chef de l'Etat à l'Education nationale à Saint-Lô (Manche), des centaines de personnes ont manifesté contre les suppressions de postes et la réforme du lycée (Reuters)

La mutation du préfet de la Manche Jean-Charbonniaud, décidée mercredi 28 janvier en Conseil des ministres, est une "sanction injuste", conséquence de l'importante manifestation organisée lors de la venue de président de la République le 12 janvier, selon des élus UMP et PS.
"Je trouve parfaitement lamentable qu'on puisse utiliser un représentant de l'Etat comme si on utilisait un kleenex. C'est scandaleux. C'est une pratique d'un autre temps contreproductive d'un point de vue politique", a déclaré le président UMP du conseil général de la Manche Jean-François Legrand à l'AFP.
"Ce préfet est un très bon préfet qui n'a aucune responsabilité dans cette affaire", a ajouté le sénateur.
C'est également l'avis du député UMP de la Manche Philippe Gosselin. "Cette santion est très regrettable, injuste, c'est un mauvais signal politique. Cela donne l'impression que la manifestation du 12 s'est mal passée alors qu'il n'y a pas eu d'incident majeur", a déclaré l'élu.

"Très énervé d'entendre" des sifflets

Le député a indiqué qu'il se trouvait à côté de Nicolas Sarkozy lors de la manifestation: "il était très énervé d'entendre les manifestants le siffler. Il y a eu plus de monde qu'il n'en attendait à la manifestation je crois, 3.000 manifestants à Saint-Lô, ça ne s'est pas vu depuis 20 ou 30 ans".
"Il est vrai aussi que les syndicats ont peut-être mis aussi un peu d'huile sur le feu en refusant de rencontrer le président", a déclaré Philippe Gosselin.
Ancien chef de cabinet de Dominique de Villepin, Jean Charbonniaud a été nommé mercredi en Conseil des ministres préfet hors cadre pour siéger comme membre du Conseil supérieur de l'administration territoriale de l'Etat.
"C'est une sanction bien évidemment. Le préfet a été sanctionné parce que les manifestations à Saint-Lô ont été importantes. Le président de la République y a pris ombrage", a déclaré de son côté le député-maire de Caen, Philippe Duron (PS).

"Une sanction arbitraire"

François Bayrou a, de son côté, dénoncé la mutation du préfet de la Manche, estimant que ce dernier a été "sanctionné" pour n'avoir pu "empêcher" une manifestation lors d'une visite de Nicolas Sarkozy à Saint-Lô.
"Sa mise hors cadre et la mutation du préfet de la Manche sanctionnent une fois de plus de manière arbitraire un haut fonctionnaire qui a déplu parce qu'il n'a pas pu empêcher une manifestation républicaine", a jugé François Bayrou dans une déclaration à l'AFP.
"Il n'avait pas le pouvoir d'empêcher les manifestants de siffler Nicolas Sarkozy et s'il l'avait fait, ça aurait été une atteinte grave aux libertés. C'est donc une sanction arbitraire, une nouvelle fois, le fait du prince", a poursuivi le député des Pyrénées-Atlantiques.
"C'est exactement la même démarche que lorsqu'on a mis à la porte Dominique Rossi, le responsable de la sécurité en Corse, simplement parce qu'il y avait eu une manifestation chez Christian Clavier", acteur proche du chef de l'Etat, a encore dit François Bayrou.

"En plein caprice d'Etat"

"On est en plein caprice d'Etat" et "c'est un détournement du pouvoir républicain absolument inacceptable" a réagi pour sa part le 1er vice-président de la Région Basse-Normandie, Jean Karl Deschamps (PS) qui était parmi les manifestants le 12 janvier.
"La seule cause de ce qui s'est passé à Saint-Lô, c'est la politique de l'UMP menée au niveau national. Ce n'est pas l'attitude du préfet", a-t-il ajouté.
Mercredi, l'Elysée avait démenti tout lien entre la mutation du préfet et les incidents survenus à Saint-Lô, en rappelant la nomination de Jean Charbonniaud au Conseil supérieur de l'administration territoriale de l'Etat.
"Si cela avait été une sanction, il aurait simplement été placé hors-cadre", avait-on estimé à la présidence.

"Pas un bon signe"

Pendant la visite à Saint-Lô, l'entourage du président n'avait pas caché son irritation au sujet du dispositif de sécurité mis en place par le préfet.
Le député UMP villepiniste de l'Hérault Jean-Pierre Grand s'est joint jeudi à ses collègues normands pour estimer que le départ de Jean Charbonniaud n'était "pas un bon signe pour la haute fonction publique de l'Etat qui, dans la période de crise que connaît la nation, doit travailler avec le pouvoir politique dans la confiance et la sérénité".

Le patron des policiers aussi...

Mais le préfet n'est pas le seul à subir les foudres de l'Elysée. Le ministère de l'Intérieur a fait savoir jeudi que Philippe Bourgade, le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de la Manche, allait être appelé à de nouvelles fonctions. Celles-ci devraient lui être proposées dans les prochains jours, a-t-on précisé.
Le patron des policiers de la Manche pourra faire valoir ses droits à la retraite dans deux ans.
(avec AP, AFP)
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